Le chêne : densité et durabilité naturelle
Le chêne est l’essence la plus dense des trois, ce qui lui donne une bonne résistance mécanique et une durabilité naturelle réelle face aux insectes et aux champignons, sans que cela dispense d’un traitement préventif selon l’exposition du chantier. Sa teinte, plus soutenue que celle du sapin, en fait aussi un choix fréquent quand la charpente reste apparente.
Sa densité a une contrepartie : le chêne est plus lourd et plus difficile à travailler que le sapin, ce qui se répercute sur le temps de mise en œuvre.
Le sapin : légèreté et mise en œuvre
Le sapin est l’essence la plus légère et la plus simple à travailler des trois, ce qui explique sa fréquence sur les charpentes traditionnelles courantes. Sa teinte claire, presque blanche, se prête bien à une finition peinte comme à un aspect naturel.
Ce point vous concerne directement ?
Recevoir un devisLe douglas : teinte et tenue en extérieur
Le douglas se reconnaît à sa teinte rosée à orangée, qui fonce légèrement avec le temps. Il se prête bien au collage en lamelles (bois lamellé-collé) et supporte relativement bien une exposition extérieure, ce qui en fait un choix fréquent sur les charpentes visibles depuis l’extérieur ou peu protégées.
Un point commun aux trois : la classe d’emploi
Quelle que soit l’essence retenue, une charpente abritée sous couverture relève de la classe d’emploi 2 (norme NF EN 335) : bois secs, occasionnellement exposés à une humidité supérieure à 20 %. Cette classe d’emploi décrit l’environnement d’usage, pas la durabilité naturelle de l’essence, les deux notions sont distinctes, et un traitement préventif peut rester recommandé même sur une essence naturellement durable comme le chêne.
