Les observations mois par mois
| Mois | France | Secteur du Rhône |
|---|---|---|
| Janvier | 21 | 0 |
| Février | 11 | 0 |
| Mars | 2 | 0 |
| Avril | 4 | 0 |
| Mai | 6 | 0 |
| Juin | 3 | 0 |
| Juillet | 0 | 0 |
| Août | 4 | 0 |
| Septembre | 20 | 1 |
| Octobre | 51 | 0 |
| Novembre | 70 | 0 |
| Décembre | 29 | 0 |
| Observations sans mois renseigné | 23 | 0 |
| Total | 244 | 1 |
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Comment le reconnaître
Le coniophore des caves (Coniophora puteana) est un champignon de pourriture cubique, voisin de la mérule mais moins fréquent. Il lui faut plus d’eau : le bois doit contenir 50 à 60 % d’humidité selon Wikipédia, ce qui le cantonne aux caves, sous-sols et pieds de bois mouillés.
| Indice | Ce que l’on observe |
|---|---|
| Galeries et traces | Mycélium cotonneux jaune-blanc qui devient brun, ou cordons bruns qui noircissent avec l’âge |
| Vermoulure ou aspect du bois | Pourriture cubique |
| Humidité du bois | Teneur en eau du bois de 50 à 60 % selon Wikipédia, soit plus que la mérule ; le guide de l’Anah place les champignons de pourriture cubique et fibreuse à partir d’environ 40 % |
Les bois visés
Le coniophore attaque les bois de construction mouillés en atmosphère confinée et sombre. Il détruit la cellulose du bois sans toucher à la lignine, d’où l’aspect cubique du bois attaqué. Ses cordons ne transportent pas l’eau, mais ils franchissent plusieurs mètres de maçonnerie.
Signes et conditions
Le coniophore forme un mycélium cotonneux jaune-blanc qui devient brun avec l’âge, ou des cordons bruns qui noircissent. La confusion avec la mérule est possible : seule une analyse sûre tranche, et elle compte, car la mérule est encadrée par un arrêté à Lyon et le coniophore ne l’est pas.
Ce que dit la loi dans le Rhône
Aucun arrêté préfectoral du Rhône ne vise le coniophore des caves : le droit local porte sur les termites et sur la mérule. Un vendeur à Lyon doit en revanche informer l’acheteur du risque de mérule quand le bien est dans l’une des 23 zones de l’arrêté du 30 mai 2023 (voir la fiche sur la mérule).
Comment les produits de traitement sont évalués
La norme NF EN 839 mesure en laboratoire l’efficacité d’un produit de traitement contre les champignons lignivores : des éprouvettes traitées sont exposées à des champignons de pourriture cubique et fibreuse pendant 16 semaines. Fiche d’essai du FCBA
Avant la visite : ce qu’il faut photographier
- un gros plan du feutrage, des cordons ou du bois qui s’effrite, avec une règle à côté
- la pièce entière, avec son emplacement (pied de ferme, plancher, sous-sol)
- la source d’eau possible : tache au plafond, tuile cassée, gouttière, canalisation
- une vue large de la pièce, pour montrer la ventilation
Traiter : d’abord l’eau
Comme pour tous les champignons de pourriture, on corrige la source d’eau avant de réparer le bois. Un coniophore en charpente signale une infiltration importante (toiture, gouttière, canalisation) : la recherche de cette fuite passe avant toute autre intervention.
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