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Coniophore des caves dans une charpente : reconnaître, comprendre, traiter

Le GBIF recense 244 observations du coniophore des caves en France, dont 1 dans le secteur du Rhône ; 68 % des observations datées tombent entre octobre et décembre.

Tous les champs sont obligatoires, sauf le message.

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Les observations mois par mois

Observations du coniophore des caves en France par mois21janv.11févr.2mars4avr.6mai3juinjuil.4août20sept.51oct.70nov.29déc.
Observations du coniophore des caves enregistrées au GBIF en France, par mois (total daté : 221 sur 244). Le mois le plus fourni est novembre. Voir la méthode.
Observations enregistrées au GBIF par mois, jusqu’au 20 octobre 2026
MoisFranceSecteur du Rhône
Janvier210
Février110
Mars20
Avril40
Mai60
Juin30
Juillet00
Août40
Septembre201
Octobre510
Novembre700
Décembre290
Observations sans mois renseigné230
Total2441

Télécharger les données mensuelles (CSV)

Comment le reconnaître

Le coniophore des caves (Coniophora puteana) est un champignon de pourriture cubique, voisin de la mérule mais moins fréquent. Il lui faut plus d’eau : le bois doit contenir 50 à 60 % d’humidité selon Wikipédia, ce qui le cantonne aux caves, sous-sols et pieds de bois mouillés.

IndiceCe que l’on observe
Galeries et tracesMycélium cotonneux jaune-blanc qui devient brun, ou cordons bruns qui noircissent avec l’âge
Vermoulure ou aspect du boisPourriture cubique
Humidité du boisTeneur en eau du bois de 50 à 60 % selon Wikipédia, soit plus que la mérule ; le guide de l’Anah place les champignons de pourriture cubique et fibreuse à partir d’environ 40 %

Les bois visés

Le coniophore attaque les bois de construction mouillés en atmosphère confinée et sombre. Il détruit la cellulose du bois sans toucher à la lignine, d’où l’aspect cubique du bois attaqué. Ses cordons ne transportent pas l’eau, mais ils franchissent plusieurs mètres de maçonnerie.

Signes et conditions

Le coniophore forme un mycélium cotonneux jaune-blanc qui devient brun avec l’âge, ou des cordons bruns qui noircissent. La confusion avec la mérule est possible : seule une analyse sûre tranche, et elle compte, car la mérule est encadrée par un arrêté à Lyon et le coniophore ne l’est pas.

Ce que dit la loi dans le Rhône

Aucun arrêté préfectoral du Rhône ne vise le coniophore des caves : le droit local porte sur les termites et sur la mérule. Un vendeur à Lyon doit en revanche informer l’acheteur du risque de mérule quand le bien est dans l’une des 23 zones de l’arrêté du 30 mai 2023 (voir la fiche sur la mérule).

Comment les produits de traitement sont évalués

La norme NF EN 839 mesure en laboratoire l’efficacité d’un produit de traitement contre les champignons lignivores : des éprouvettes traitées sont exposées à des champignons de pourriture cubique et fibreuse pendant 16 semaines. Fiche d’essai du FCBA

Avant la visite : ce qu’il faut photographier

  • un gros plan du feutrage, des cordons ou du bois qui s’effrite, avec une règle à côté
  • la pièce entière, avec son emplacement (pied de ferme, plancher, sous-sol)
  • la source d’eau possible : tache au plafond, tuile cassée, gouttière, canalisation
  • une vue large de la pièce, pour montrer la ventilation

Traiter : d’abord l’eau

Comme pour tous les champignons de pourriture, on corrige la source d’eau avant de réparer le bois. Un coniophore en charpente signale une infiltration importante (toiture, gouttière, canalisation) : la recherche de cette fuite passe avant toute autre intervention.

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Pour aller plus loin

Sources : Coniophore des caves (Coniophora puteana), Wikipédia, consultée le 20 octobre 2026 ; Prévention et lutte contre les mérules dans l’habitat, Ministère du Logement (DGUHC) et Anah, décembre 2007 ; GBIF, occurrences en France, GBIF.org, consulté le 20 octobre 2026.