Les observations mois par mois
| Mois | France | Secteur du Rhône |
|---|---|---|
| Janvier | 11 | 0 |
| Février | 1 | 0 |
| Mars | 0 | 0 |
| Avril | 1 | 0 |
| Mai | 0 | 0 |
| Juin | 0 | 0 |
| Juillet | 4 | 1 |
| Août | 5 | 0 |
| Septembre | 1 | 0 |
| Octobre | 5 | 0 |
| Novembre | 2 | 0 |
| Décembre | 2 | 0 |
| Observations sans mois renseigné | 43 | 2 |
| Total | 75 | 3 |
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Comment le reconnaître
La mérule pleureuse (Serpula lacrymans) est un champignon qui dissout la cellulose du bois. Elle s’installe dans un bâtiment humide, mal ventilé et sombre. Sa présence est confirmée dans plusieurs immeubles lyonnais, et la préfecture a délimité 23 zones de risque à Lyon.
| Indice | Ce que l’on observe |
|---|---|
| Galeries et traces | Mycélium en ouate blanche ou en toile d’araignée, qui vire au gris ; cordons gris argenté de 6 à 8 mm de diamètre (rhizomorphes) qui traversent les joints de maçonnerie |
| Vermoulure ou aspect du bois | Bois brunâtre qui s’effrite en cubes (pourriture cubique) |
| Humidité du bois | Survie entre environ 20 et 30 % de teneur en eau du bois, développement entre environ 30 et 45 % (lecture du graphique du guide de l’Anah) |
Les bois visés
La mérule se développe surtout sur les résineux, mais aussi sur les feuillus : aucune essence des régions tempérées n’y résiste. Le bois attaqué devient brunâtre, s’effrite en cubes et perd sa résistance. Ses cordons traversent les joints de maçonnerie et s’étendent de pièce en pièce.
Signes et conditions
Un champignon ne laisse pas de trou de sortie. Il laisse un mycélium en ouate blanche ou en toile d’araignée qui vire au gris, des cordons gris argenté de 6 à 8 mm de diamètre, parfois un sporophore rouge-brun chargé de spores rouges. Selon le graphique du guide de l’Anah, la mérule survit entre environ 20 et 30 % de teneur en eau du bois et se développe entre environ 30 et 45 %. Quand les conditions ne conviennent plus, il entre en latence et se réveille avec l’humidité.
Ce que dit la loi dans le Rhône
L’arrêté préfectoral du 30 mai 2023, n° DDT-69-2023-05-30-00005, délimite 23 zones de présence d’un risque de mérule à Lyon, dans les 1er, 2e, 3e, 4e, 6e, 7e, 9e arrondissements. Il remplace l’arrêté du 22 mars 2021. En cas de vente d’un bâtiment situé dans une de ces zones, le vendeur fournit une information sur le risque de mérule, annexée à la promesse de vente ou à l’acte de vente.
Dans tout le pays, la présence de mérule dans un immeuble se déclare en mairie. Pour Lyon, la démarche se fait auprès de la Ville de Lyon.
Comment les produits de traitement sont évalués
La norme NF EN 839 mesure en laboratoire l’efficacité d’un produit de traitement contre les champignons lignivores : des éprouvettes traitées sont exposées à des champignons de pourriture cubique et fibreuse pendant 16 semaines. Fiche d’essai du FCBA
Avant la visite : ce qu’il faut photographier
- un gros plan du feutrage, des cordons ou du bois qui s’effrite, avec une règle à côté
- la pièce entière, avec son emplacement (pied de ferme, plancher, sous-sol)
- la source d’eau possible : tache au plafond, tuile cassée, gouttière, canalisation
- une vue large de la pièce, pour montrer la ventilation
Traiter : d’abord l’eau
Lutter contre la mérule, c’est d’abord lutter contre l’excès d’humidité. Le guide de l’Anah décrit six étapes : identifier l’infestation, déterminer les mesures, supprimer l’excès d’humidité, assécher le bâtiment, réparer les bois dégradés, détruire le champignon si nécessaire. Les deux premières étapes reviennent à un diagnostiqueur puis à un expert en pathologie du bois ; les suivantes à des entreprises spécialisées.
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